Martine NOUGUE

 

Toujours passionnée par le monde tel qu’il va, et les gens tels qu’ils sont, Martine Nougué continue d’observer son époque depuis sa «planque», son village languedocien au milieu des vignes du côté de la lagune de Thau.

Le vrai du faux et même pire est son deuxième roman  

 

 

Le vrai du faux, et même pire

Polar

Thèmes : manipulations de l’opinion publique  / complotisme, légendes urbaines, propagation de rumeurs / vengeances, règlements de comptes.

 

La Pointe, un quartier pittoresque de Sète, petit port sur l’étang de Thau. Trois figures locales pas très recommandables ont disparu : le plus gros producteur d’huîtres du bassin, le patron-proxénète du café de La Pointe et un petit malfrat coutumier des mauvais coups. La gendarmerie relie ses disparitions aux vols et trafics de coquillages qui se multiplient sur la lagune. Ce n’est pas l’avis de Marceline, vieille militante éco-féministe, qui oriente l’opinion sur les événements pour le moins bizarres qui surviennent depuis quelques temps dans le coin : morts suspectes d’animaux, pluies de pelotes de filaments, odeurs pestilentielles certains jours...

Qui empoisonne La Pointe, et à quelles fins? Qui tue sur le bassin et pourquoi? L’opinion s’enflamme et la rumeur court : des savants fous ? Des services secrets ? Des sociétés occultes ? Le capitaine Pénélope Cissé, chargée de l’enquête, va chercher à démêler le vrai du faux...

 

«  — T’es cette flic amie de Luigi, hein ? La mère de la petite Noire ? Viens à l’intérieur, y fait plus frais, y’a moins de monde et j’ai à te causer, lui lança-telle sans plus de formalités.

 Malgré le portrait détaillé que lui en avaient fait Luigi et Lisa, Pénélope fut un peu surprise par l’accueil autoritaire et l’allure de Marceline qu’elle suivit néanmoins au fond du bar. Les deux femmes s’assirent face à face à une table reculée où la vieille femme avait déjà installé son cabas, une grande bouteille d’un breuvage blond, deux verres, le journal du jour, une blague à tabac, un bol d’olives et son singulier chapeau à plumes.

                                                                           — Vous semblez être chez vous, ici ? constata la policière.

— Oui. Je suis partout chez moi, à La Pointe. Et d’ici, dans ce bar, je veille au grain… t’en veux? lui demanda-telle en saisissant la bouteille.

                                                                           — Qu’est-ce que c’est ?

— Tisane de thym. Avec du citron. C’est bon pour les bronches, et c’est bon tout court.... Bon, on va pas se tourner autour pendant vingt ans, reprit Marceline après avoir rempli les verres et commencé à se rouler une cigarette. Je sais que tu recherches les trois types qu’ont disparut, Luigi me l’a dit.

— Pas tout à fait, non…je me renseigne juste. On n’a pas ouvert d’enquête : il n’y a ni plainte ni signalement de disparition.

                                                              — Ben y’en aura pas. Et c’est pas plus mal.  »           

 

 

Castellac était un village apparemment tranquille jusqu’au jour où son maire est retrouvé raide mort dans la garrigue. Pénélope Cissé, officier de police du commissariat de Sète, va devoir fouiller dans le passé trouble du village pour retrouver l’assassin de Monsieur le Maire. Elle va être confrontée à quelques habitants pittoresques mais pas toujours très coopérants, protégeant leurs petits secrets et peu amènes à l’égard de ces « étrangers », les nouveaux habi­tants venus du nord, ou cette flic Africaine qui fouine dans leurs histoires.

12 X 19 cm, 220 pages

 

 

Editions du Caïman

http://www.editionsducaiman.fr/

 



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