INTERVIEW de Christian Laurella

 

Bonjour Christian

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prêt à affronter sa curiosité ?

 

Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

Bonjour au festival du chat et merci d’avance pour votre accueil qui, j’en suis certain, sera très chaleureux.

Christian LAURELLA né à Paris et ayant toujours vécu à Paris, je suis le cadet de la famille, j’ai deux frères et une sœur. Ma sœur fait de la peinture en amatrice et l’un de mes frères, mon ainé de dix sept ans, pratique cet art depuis toujours. Mon autre frère vit aux iles Maldives depuis une quarantaine d’années. Mes parents ne lisaient pas spécialement, à part les journaux du jour. Par contre ils écoutaient beaucoup la radio et notamment les séries policières ou les pièces de théâtre.

Enfant je lisais Pilote ou Tintin et toutes les bandes dessinées destinées à la jeunesse de notre génération. Je précise qu’il s’agit là du début des années soixante. Je dirais qu’à cette époque l’écrivain le plus marquant pour moi reste Jacques Prévert et sa poésie, sans oublier les aventures du club des cinq et leur chien Dagobert. Plus tard j’ai adoré Paul Morand, Victor Hugo ou Emile Zola, pour ne citer qu’eux, mais aussi Simenon ou Fréderic Dard.


En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?

En dehors de mes activités d’écriture, j’ai toujours eu d’autres passions.

Je suis avant tout musicien, batteur de jazz et j’exerce toujours. J’ai du reste publié des méthodes de percussions : Djembe et Congas Bongos.

J’ai quitté l’école assez jeune et, parallèlement à la musique, j’ai été glaceur photo puis photographe au sein de la fameuse agence de presse Keystone qui n’existe plus aujourd’hui.

Plus tard, j’ai également exercé le métier de tour Manager durant une vingtaine d’années sur les tournées européennes de groupes de jazz américain.  Les emplois successifs que j’ai exercés, m’ont donc laissé le temps d’écrire.


Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

Je peux rester longtemps sans écrire, d’ailleurs je n’écris que lorsque je pense tenir une bonne idée ce qui, hélas, n’est pas toujours le cas. J’écris chez moi et j’ai besoin d’un espace tranquille. Lorsque j’écris, je suis concentré, bien évidemment, et rien ne doit me distraire, musiques ou autres. Adolescent j’ai commencé par composé quelques poèmes inspirés par Jacques Prévert.


Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé, découragé ? Par qui ?

Lire m’a donné envie d’écrire à mon tour. Inventer des histoires, mettre en scène des personnages et les faire évoluer m’a passionné.  J’ai été encouragé par des proches et découragé par d’autres. Lorsqu’on donne un écrit à lire à un proche, tout reste possible, le pire comme le meilleur. J’ai eu de suite l’envie d’être publié car être publié, c’est être lu, et être lu, en tant qu’auteur, c’est exister…


Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

Mon premier roman est un érotique paru sous un pseudo, trois fois réédité et vendu toujours aujourd’hui aux éditions de la Musardine dans la collection « Lecture amoureuse ». Anciennement cette collection appartenait à feu Jean Jacques Pauvert.  Ce premier roman, si l’on excepte les scènes dites roses, avait déjà, je pense, l’ossature d’un polar. Pour l’éditer j’ai tout simplement répondu à une petite annonce parue dans un journal.  Donc, dès que le roman a été terminé, j’ai de suite cherché à le placer.

 

Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition (éditeur et lequel, ou autoédition) ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

Mon sentiment à la parution de ce premier roman a été un sentiment de joie intense. Ce livre que l’on tient en main et qui est le vôtre procure un plaisir indescriptible

 

Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?

Pour ce premier roman, c’est l’éditeur qui avait décidé de la couverture sans aucune concertation, et ce manque de concertation s’est renouvelé à chaque réédition, ce qui, à mon sens, est un manque de respect total envers l’auteur.  


Avez-vous participé à des concours littéraires ?

À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?

Je n’ai participé à aucun prix littéraire et la publication de ce premier roman, paru sous un pseudo, n’a pas servi à publier le second.  Le premier tirage de ce premier roman a été énorme (vingt mille exemplaires), et les rééditions de ce même roman de l’ordre de deux mille exemplaires à chaque tirage.

 

Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?

Certains ouvrages se trouvent encore à la Fnac, mais la plupart d’entres eux sont épuisés. Mon second roman « Lili Maldives », édité aux éditions de l’Amandier, et tiré à 600 exemplaires, est un polar urbain au langage populaire, inspiré de faits familiaux réels mélangés à de la fiction et agrémentés de dialogues à la Michel Audiard. Le seul livre qui a fait l’objet d’une réédition, voir de plusieurs, est le roman érotique.

 

Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Mon troisième ouvrage « Tournée Générale », tiré à deux milles exemplaires, est paru aux éditions du Layeur. Il est à ce jour, épuisé. Ce livre retrace les aventures que j’ai vécu vécues avec les grandes stars du jazz telle que Dizzy Gillespie, Chet Baker, ou encore Ahmad Jamal, et a été chroniqué dans plus de vingt journaux ou magazines tel que le Monde des Livres, Marianne, La Croix ou le Nouvel Observateur pour ne citer qu’eux. Ce livre témoigne des conditions de vie des musiciens célèbres en tournée.

Mon dernier ouvrage « Sortie Noire » que je présente dans votre festival est, comme son titre l’indique, un roman particulièrement noir. Je précise, comme pour le livre précédant, que la couverture a été réalisée par l’éditeur, mais avec ma totale approbation. Le thème de ce dernier roman qui se passe à notre époque est la rencontre de deux mondes semblant totalement différents, mais qui en fait se ressemblent, puis finissent par se rejoindre dans l’horreur.

 

Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Hormis le livre sur les tournées de jazz, aucun témoignage en particulier.

 Pour conclure, je suis en train de terminer un nouveau roman noir dont le lieu de l’action se situe à Paris entre le cimetière du Père Lachaise et l’ancienne prison de la petite Roquette détruite en 1974, et donc aujourd’hui disparue. 

 

Vous serez présent au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?

J’attends de ces rencontres un échange chaleureux et j’espère inciter les visiteurs à se lancer à leur tour dans l’écriture. Ceci pour la plus grande joie de tous.

 

Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?

Pour conclure, je n’aurai n’utiliserai qu’une formule qui résume ma pensée : Lisons-nous les uns les autres.

 

Merci infiniment Christian d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 

 



Ajouté le 28/06/2017 par Le Chat - 0 réaction INTERVIEW

Réagir


CAPTCHA