INTERVIEW de Lawren Schneider

 

Bonjour Lawren

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prêt à affronter sa curiosité ?

Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

 

Le Chat, peux-tu arrêter de braquer le projecteur sur ma figure ? Je vais tout avouer ! J’ai 45 ans et je vis au nord de Strasbourg, dans une vieille maison de famille qui date de 1723. Je n’ai que peu de souvenirs de mon enfance, mais je me revois feuilleter les livres de ma mère. Très grande lectrice, la maison était remplie de bouquins ! J’étais un grand timide, mais aussi un curieux obsessionnel : il me fallait tout lire, tout découvrir, tout apprendre ! Contrairement à ma mère, mon père ne lisait que très peu. D’ailleurs, j’ai été très heureux qu’il lise « L’héritage de Lizie », un des rares livres qu’il ait lus toutes ces années.

Enfant ou adolescent, je dévorais tout ce qui pouvait me passer par les mains, du club des cinq à Jules Verne, d’Agatha Christie aux abrégés du Readers’Digest ! Autour de 15 ans, je découvrais le prolifique Isaac Asimov et je crois avoir lu tous les ouvrages disponibles en français. Je l’ai ensuite laissé de côté pour dévorer les « pavés » du maître Stephen King !


En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?

 

Oui, je suis manager commercial dans le bâtiment et mes journées sont bien remplies ! Par contre, c’est au volant de ma voiture que des tonnes d’idées inondent mon cerveau. Alors il m’arrive de m’appeler moi-même et de me laisser des messages vocaux pour ne pas oublier une belle action, une scène d’amour ou de meurtre… Je m’envoie aussi des mails, des SMS, bref, je me parle… (OK j’avoue, c’est un peu tordu).


Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

 

J’écris essentiellement les week-ends, parfois en semaine quand je suis en déplacement à l’hôtel. Ce n’est pas évident de trouver du temps, mais je le vis plutôt bien, c’est assez jouissif d’attendre le week-end et de vivre sa « deuxième » vie. Entre deux périodes d’écriture, il m’arrive de tout stopper pendant quelques semaines, juste pour recharger les batteries, mais cela ne dure jamais longtemps : l’écriture est devenue une drogue dure !


Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé(e), découragé(e) ? Par qui ?

 

Durant mon adolescence, j’ai écrit des textes de chansons, quelques nouvelles, puis plus rien, pendant plus de vingt ans ! La famille, la carrière, tout s’est passé tellement vite que je me suis oublié. Quand ma fille aînée est partie de la maison, j’ai pris une claque ou plutôt un bourre-pif de première catégorie ! J’ai donc décidé de commencer à écrire sans rien dire à personne. J’ai déchiré mes 50 premières pages et je m’y suis remis. Après un bon quart de « L’héritage de Lizie », j’ai informé ma femme de ma « maladie » : dorénavant, je j’écrirai des romans !

Heureusement, ma femme et mes enfants me soutiennent très fort, car, même si je parais très sûr de moi, je traverse souvent de gros moments de doute.


Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

 

Je suis terriblement empathique et j’écris pour le lecteur uniquement. Je ressens du plaisir à écrire, bien sûr, mais le plaisir du futur lecteur reste mon obsession. Peut-être est-ce pour cela que l’autoédition me convient : c’est un processus rapide, le plus court chemin entre le l’auteur et le lecteur !

 

Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition (éditeur et lequel, ou autoédition) ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

 

J’ai autoédité « L’héritage de Lizie » en mai 2015 et je me souviens de cette palette de 500 livres qui a été déposée dans ma cour par le transporteur. Quelques minutes de jouissance pure qui ont vite cédé la place à une effroyable angoisse. C’est là que le soutien des proches est déterminant : l’aventure est exceptionnelle, mais il faut aussi savoir encaisser les coups, accepter la critique et se remettre en question, encore et toujours !  

 

Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?

 

J’ai un ami infographiste qui s’occupe de mes couvertures, des flyers ou marque-pages. Il gère la partie « technique ». Ma fille Marie, photographe douée s’occupe des photos et elle ne me passe rien : tant que la photo n’est pas satisfaisante, on recommence ! J’écoute les précieux conseils d’Olga, ma femme et de mes enfants.


Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?

 

Non, je n’ai pas encore participé à des concours. Je ne crois pas que mes deux premiers romans soient assez aboutis pour participer à de vrais grands concours.


À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?

 

Naturellement, le premier "accouchement" reste exceptionnel, en revanche chaque nouveau livre est un évènement très intense ! Les compteurs se remettent à "zéro" et une nouvelle aventure démarre !

Comment avez-vous diffusé l’ouvrage ? Où l’avez-vous diffusé ? Pourquoi avez-vous publié en auto-édition ?

 

Comme déjà dit précédemment, le format de l’autoédition me va bien : je travaille à mon rythme, je maîtrise tout le processus et je suis ravi de concevoir, promotionner et vendre mes livres ! Du producteur au lecteur ! Cela étant, j’arrive forcément aux limites du système et je réfléchis à rejoindre l’édition traditionnelle pour pouvoir consacrer plus de temps à l’écriture. Je ne me fixe pas de délai, j’attends simplement la bonne rencontre !


Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?

 

« L’héritage de Lizie » a été tiré à 500 exemplaires, puis je l’ai réédité à deux reprises ! Pour mon deuxième roman, « Le prix à payer », j’en suis également au deuxième tirage. Mes livres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies, en stock dans des librairies alsaciennes, sur le site leslibraires.fr ou en direct sur mon site www.lawrenschneider.com !

Pour les amateurs de formats numériques, je suis sur la plateforme Amazon.

 

Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Mes deux premiers romans mettent en scène Lizie, une jeune journaliste qui découvre que son demi-frère est un des patrons du trafic de cocaïne aux Etats-Unis. Ce sont d’abord des thrillers d’action, contemporains. On me dit souvent que l’on y retrouve l’esprit « série TV », totalement assumé !

Mon prochain roman, « Le secret de Tambov » (septembre 2017), sera un thriller beaucoup plus sombre, avec une partie historique et une pointe de fantastique. Je vous en dirai plus très bientôt !

 

Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

J’ai compris, il faut visiblement que je lâche quelques infos… « Le secret de Tambov » est d’abord une bataille entre le destin et le libre arbitre, une histoire de famille et une plongée dans l’horreur du camp russe de Tambov, dans lequel ont été enfermés les « Malgrés-nous », des militaires pas comme les autres, puisque qu’il s’agissait d’Alsaciens incorporés de force. Je touche évidemment à un sujet sensible et qui me touche personnellement : mon grand-oncle était lui-même à Tambov durant la 2ème G.M.

 

Vous serez présent au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?

Lors de la première édition, j’ai vécu un moment rare : le temps s’est arrêté. Je n’ai vu que bienveillance, partage et bonne humeur ! Alors si je retourne au Creusot cette année, c’est d’abord grâce à Patricia et à ses amis et c’est pour revivre le même grand moment de bonheur !

 

Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?

Venez me dire ce qui vous a plu et ce qui vous a déplu, venez m’expliquer ce que vous aimeriez lire, ce qui vous fait rêver. Je compte bien écrire encore de nombreux livres et j’ai besoin de vous !

Ce ne sont pas les plus forts ni les plus intelligents qui réussissent, ce sont ceux qui n’abandonnent jamais.

 

Merci infiniment Lawren d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 

 



Ajouté le 19/06/2017 par Le Chat - 0 réaction INTERVIEW

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