INTERVIEW de Sandrine Collette

 

Bonjour Sandrine

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prête à affronter sa curiosité ?

 

Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

Je ne me souviens pas de beaucoup de livres étant enfant. Ma mère lisait, mais pas des romans ; mon père ne lisait pas. Quant à moi, je suis tombée dedans avec Le Club des Cinq puis avec L’étalon noir, des grandes séries des bibliothèques rose puis verte de l’époque. Aujourd’hui j’ai une passion pour des auteurs comme Marguerite Duras, Laurent Gaudé, Jeanne Benameur, Lucette Desvignes, Jorge Amado…


En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?

J’ai quitté (sans regret) mon travail universitaire après le succès de mon premier roman. C’est un privilège et je le savoure chaque jour en regardant les paysages du Morvan…


Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

J’écris n’importe où et n’importe comment, sans tics ni TOC, sans chat, sans musique. J’écris quand l’envie est là, c’est pourquoi je peux rester une semaine, deux, trois, quatre sans toucher à l’ordinateur. D’une façon générale, j’écris mieux l’hiver et les jours de pluie, quand je ne peux pas crapahuter dehors. J’écris avec beaucoup de concentration, ce qui fait que j’ai besoin de calme et que je fonctionne par tranches de 2 heures, 2h30, mais rarement plus.


Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragée, découragée ? Par qui ?

J’ai toujours écrit depuis que je suis enfant. Ma grand-mère maternelle était ma première fan, mais aussi la seule. Ecrire un roman est une sorte de réalisation logique de ce point de vue, même si se lancer dans l’écriture d’un livre entier est autrement plus complexe qu’une poésie ou une séquence de 20 pages. Il m’a fallu du temps pour comprendre que je regretterais toute ma vie de ne pas avoir essayé d’être publiée. Je dois à ma meilleure amie d’avoir toujours gardé dans un coin de tête qu’un jour j’écrirais, et de me l’avoir rappelé au bon moment.


Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

J’avais en tête d’écrire un roman pour le publier, c’était justement la différence avec l’étape précédente qui est écrire pour soi. Cela m’a comblée pendant vingt ans. Mais le rêve, c’était d’être publiée, c’est pour cela que j’ai voulu tenter ma chance.

 

Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

J’ai publié mon premier roman « Des nœuds d’acier » en janvier 2013 aux éditions Denoël. C’était une sorte d’extase, de Graal. Ensuite, on se rend compte très vite qu’il faut continuer…

 

Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?

L’éditeur me demande toujours si j’ai une idée en particulier, et fait plusieurs propositions de couverture sur lesquelles nous discutons ensuite.


Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?

Je n’ai pas participé à des prix même si mes romans ont reçu des prix littéraires.


À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?

J’ai une immense chance car publier a été facile dès le premier roman. Continuer avec Denoël s’est imposé comme allant de soi par la suite.

 

Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?

Mes livres se trouvent dans toutes les bonnes librairies, Fnac, Espaces culturels Leclerc, Cultura, mais aussi dans beaucoup de bibliothèques et médiathèques !

 

Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Chacun de mes romans se passe dans un lieu différent, avec des personnages différents, souvent à l’époque actuelle mais pas toujours. J’oscille entre le thriller et le roman noir. J’ai bien sûr des thèmes de prédilection comme la famille, les grands espaces, paradoxalement l’enfermement, que j’agrémente selon les histoires d’autres sujets de la violence ordinaire.

 

Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Pas particulièrement. Ma seule ligne est de raconter une histoire.

 

Vous serez présente au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?

Venir à la rencontre de ses lecteurs, c’est toujours une petite fête. Et s’il fait beau en plus, je n’ai rien à ajouter smiley

 

Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?

Si vous cherchez des romans noirs, pesants, oppressants, méchants, déroutants, dérangeants … je suis là !

 

Merci infiniment Sandrine d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 

 



Ajouté le 24/06/2017 par Le Chat - 0 réaction INTERVIEW

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