INTERVIEW de Martine Nougué

 

 

Bonjour Martine

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prête à affronter sa curiosité ?

 

Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous née ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

Alors…à mon âge avancé, l’enfance c’est loin…mais bon, je vais essayer de faire un effort.. Je suis née à Bordeaux il y a tout juste 60 ans, aînée d’une fratrie de quatre enfants, dans une famille de la classe moyenne cultivée où, oui, il y avait beaucoup de livres de toutes sortes. J’ai appris à lire très tôt et depuis l’âge de 5-6 ans, j’ai toujours eu un livre en main : les livres et la lecture étaient notre loisir quasi unique à cette époque sans internet où la TV balbutiait à peine.

Enfant, j’ai dévoré les « classiques » de la littérature jeunesse de ces années-là, : les bibliothèques Rose Puis Verte : Oui-Oui, les « Martine » (hé oui !), les Clubs des Cinq et des Sept, Alice etc..

Je dois avoir une dizaine d’année quand je découvre les romans d’aventure qui deviennent mes lectures favorites avec « le livre qui a marqué ma vie », comme on dit : LE LION, de Kessel, que je relis encore de temps en temps.

Et puis, j’ai adoré, je m’en souviens, les livres de Georges Sand, d’Henri Bosco, d’Erkman Chatrian, de Pagnol, Giono..

A l’adolescence, le roman social du XIXème forge mes premières prises de conscience politiques : je dévore Zola, Balzac, Vallès, Maupassant..

Et puis, je continue mon exploration de la littérature, jamais interrompue depuis l’époque des premières découvertes. Aujourd’hui, j’aime toujours les grands romans d’aventure et en particulier la littérature des grands espaces : Jim Harrisson, Jim Fergus, Louise Erdrich, David Vann, Ron Rash… et, après le roman social, je suis passée au roman noir et au polar, naturellement…

 

 

En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? J’avais… Quelle était votre profession ? J’ai exercé pendant 30 ans dans la communication et ses divers métiers, du journalisme à la pub, des relations publiques au web marketing, de l’infographie au community management…

 

Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ? après mes études, j’ai passé quelques années au ministère des finances, section « recherches économiques » avant de trouver ça finalement très ennuyeux et de filer vers la com’ .

 

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ? voui, surtout depuis que je ne travaille plus !


Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Non, pas vraiment…

Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Pas vraiment non plus… En fait, je ne suis jamais arrivée à me discipliner en quoi que ce soit, donc à fortiori pour l’écriture. J’admire ces auteurs qui ont cette rigueur et cette persévérance de se mettre au clavier tous les jours, soir et/ou matin, de telle heure à telle heure etc… Moi, je n’y suis jamais arrivée et n’ai pas vraiment envie, d’ailleurs, de m’y contraindre….  

 

Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ?... Oui. Il faut que « ça me prenne » pour me décider à me mettre au clavier. En fait, quand la coupe est bien pleine, qu’il faut que ça sorte, alors là je reprends mon texte (ou en prends un nouveau) et ça coule, sans que je ne lève les yeux de mon écran pendant parfois plusieurs heures d’affilée, oubliant de manger ou de dormir, ne m’arrêtant que pour quelques poses thé-cigarette..  

 

Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Non, plus maintenant, mais pour une séance d’écriture, il faut que j’aie quelques heures sans contraintes devant moi.

Où écrivez-vous ?

A mon bureau, grande table avec ordis et écrans.

Avez-vous un espace pour écrire ? oui, mon bureau est installé dans la bibliothèque de ma maison, sous les toits, c’est très calme et très isolé du monde ambiant.

 

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ? Je suis ailleurs…souvent assez exaltée…puis très fatiguée, vidée, après 5 ou 6h passées à ma table


Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ? C’est une belle histoire que j’aime bien raconter. J’étais en classe de première, année du bac-français. Le sujet du devoir que donne le prof en ce début d’année ne m’inspire pas et, très indisciplinée déjà, je lui rends un texte tout à fait personnel (une histoire de fugue en bateau au large des côtes d’Afrique…) qui me vaut ses félicitations assorties cependant d’une « sanction » pour mon indiscipline : le prof accepte que je rende des textes « personnels » mais en contrepartie j’en rendrai deux fois plus que mes petits camarade …et j’ai dû écrire une vingtaine de micro-fictions dans l’année, ai eu d’excellentes notes au bac et surtout, et surtout, j’ai éprouvé le plaisir de l’écriture que je n’ai depuis jamais cessé de pratiquer…


Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ?

Au moins 5 ans…

Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Non, du tout… Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? L’envie, finalement, de voir mon texte devenir un vrai livre, comme ceux que j’aime lire…

Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Très ! Nécessaire ? Incontournable : sans édition, un livre n’existe pas.

 

Quand avez-vous publié votre premier livre ? En janvier 2015. Quel était le mode d’édition ? Mon premier, ainsi que le second 2 ans plus tard, ont été tous les deux publiés aux Editions du Caïman 

Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ? Un peu étonnée d’abord, puis assez fière ensuite…

 

Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ? J’ai fait moi-même l’intégralité de mes deux couvertures (maquette, textes, visuels)…


Avez-vous participé à des concours littéraires ? Non… Avez-vous reçu des prix ? Non… quelques sélections, parfois une place en finale mais pas encore de prix…

 

À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ? Oui, très facile…


Où peut-on trouver vos livres ? Ben, en principe partout, mais entre le principe et la réalité il y a un truc qui s’appelle « diffuseur »…  Vos livres se trouvent-ils en librairie oui…en principe …et savez-vous lesquelles ? Non, pas vraiment, à part celles de ma région À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Le contrat annonce 1200 ex…. Certains ont-ils été réédités ? Non

 

Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Mes deux premiers romans, les seuls édités pour l’instant, se déroule dans mon coin, du côté de Sète. Ils mettent en scène des gens d’ici, à travers des intrigues qui puisent dans l’histoire (Les Belges reconnaissants) ou des faits divers pas si divers que ça (Le vrai du faux, et même pire). Policiers « classiques », les enquêtes sont conduites par une flic d’origine sénégalaise, Pénélope Cissé, et son pote Luigi, vieux libraire bougon et libertaire. Et j’aime aussi aborder des thèmes sociétaux dans mes histoires : l’accueil de l’autre, de l’étranger ou encore les peurs et fantasmes qui fondent les rumeurs urbaines.

 

Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Non, pas vraiment…j’écris pour raconter des histoires qui parlent de la vie des gens, même si la réalité est largement romancée.

 

Vous serez présente au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ? Hé bien…des rencontres, justement…

 

Merci infiniment Martine d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 

 



Ajouté le 01/07/2017 par Le Chat - 0 réaction INTERVIEW

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