INTERVIEW de Bernard Morot-Gaudry

 

Bonjour Bernard

 

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prêt à affronter sa curiosité ?

Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

 

Bonjour Le Chat. Je suis né dans la Sarthe, aîné d’une fratrie de six garçons. Mes parents ont beaucoup voyagé et nous avons suivi. Il y avait des livres à la maison. J’ai commencé tout petit avec les images d’Epinal illustrant les contes de Perrault ou de Grimm qui me fascinaient. Mon premier vrai livre ( j’avais  6 ans) fut « L’école des robinsons » puis « l’étoile du Sud » de Jules Verne. J’ai eu la chance de débuter par cet auteur imaginatif au style riche et puissant qui m’a beaucoup marqué. Mon troisième livre fut « Le comte de Monte-Christo » d’Alexandre Dumas que m’avait offert un ami de mes parents. Ceux-ci me trouvaient trop jeune pour lire Dumas, mais j’en avais tellement envie qu’ils ont cédé. Je n’ai évidemment pas tout compris mais j’ai été enthousiasmé…Ensuite j’ai avalé toute la littérature classique, mais aussi des Signe des piste, des romans d’aventure, des récits d’exploration, des polars, de la Science-fiction…


En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?

Au début de l’âge adulte, j’hésitais entre deux professions : écrivain ou sculpteur. C’est une interview de Colette qui a fait pencher la balance. Elle se trouvait alors à Saint-Tropez, dans sa propriété « La treille muscate » avec des amis peintres ou sculpteurs comme Dunoyer de Seconzac. Elle se plaignait d’être enfermée dans son bureau pour écrire, tandis que dehors la petite bande d’artistes travaillait dans les rires et la bonne humeur. J’ai donc décidé de devenir sculpteur, métier à priori plus réjouissant, dans l’innocence d’une jeunesse ardente. Je suis donc déclaré comme sculpteur professionnel depuis 1974. J’ai partagé cette profession avec d’autres métiers plus alimentaires (monteur en chauffage, constructeur de cheminée, professeur…) lorsque cela s’avérait nécessaire.

Depuis 2010 je me partage à temps complet entre sculpture et écriture. Ces deux activités se complètent parfaitement.


Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

 

Je m’installe systématiquement tous les matins devant mon ordinateur pour écrire. Je commence à relire et corriger avec un œil neuf le travail de la veille, puis je me lance pour la suite. Quand je suis resté trop longtemps immobile, je descends à l’atelier afin de poursuivre une activité plus physique de sculpteur qui me libère l’esprit. Quand je retourne à l’écritoire mes idées se sont remises en forme.

Quand j’écris je peux être totalement absorbé par ma création sans avoir conscience de l’heure ou de ce qui m’entoure.


Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé, découragé ? Par qui ?

 

J’ai toujours écrit, je crois. A 13 ans j’avais ébauché un roman historique sur la révolte gauloise contre César. Puis j’ai rédigé des nouvelles de science-fiction et réussi à placer quelques histoires dans les journaux régionaux de l’ouest de la France. Ma famille ne m’a jamais encouragé à écrire…Plus tard, devenu responsable du Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens, j’ai eu l’occasion d’écrire beaucoup d’articles sur l’art et des ouvrages sur la sculpture contemporaine. J’ai aussi participé à différents recueils de poésie…


Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

 

Dès que le manuscrit de mon roman « La tentation d’Eve »  a été bouclé j’ai décidé de le publier ou faire publier. J’ai envoyé ce manuscrit à plusieurs éditeurs. Certains l’ont refusé, d’autres ont fait tarder leur réponse. Au bout de 6 mois j’ai décidé de m’auto-publier sans attendre davantage. J’ai reçu alors des réponses favorables, mais c’était trop tard : le mouvement était lancé.

 

 

Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

 

J’ai publié « La tentation d’Eve » en 2010 en autoédition (Les éditions du sculpteur). Lorsque j’ai découvert l’ouvrage sorti des presses, j’ai éprouvé une grande jubilation.

 

Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?

J’ai fait appel à une amie graphiste professionnelle pour la 1ère de couverture, et j’ai rédigé la 4ème.

 


Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?

 

A l’âge de 20 ans, j’ai participé à un concours organisé par l’Académie du Maine, région où j’habitais alors. J’ai obtenu le 1er prix. Il s’agissait d’un scénario de film « Le jeu de l’amour et de la mort ». La production des films Pathé m’a envoyé une proposition pour m’engager comme scénariste. Je ne l’ai pas su, étant parti au service militaire, et mes parents ne voulant pas me voir travailler dans ce milieu, m’ont caché ce courrier que je n’ai découvert qu’après leur mort.

En 2011 j’ai postulé pour mon roman historique « La tentation d’Eve » au prix littéraire du Morvan Henri Perruchot que j’ai obtenu.

 
À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?

Beaucoup plus facile.


Comment avez-vous diffusé l’ouvrage ? Où l’avez-vous diffusé ? Pourquoi avez-vous publié en auto-édition ?

 

J’étais habitué en tant que sculpteur à gérer moi-même ma carrière et à chercher mes commanditaires. J’ai fait de même avec les mêmes principes. Pour assurer la diffusion, J’ai fait le tour des libraires de Bourgogne qui sont en général des gens charmants et accueillants. Je dispose de 130 points de vente en Bourgogne et ailleurs que je visite régulièrement. Pour la promotion, je fais appel aux journalistes de presse écrite, radio et télévisuelle ; je participe à près de quarante salons du livre par an,  à des séances de dédicaces, à des colloques, conférences. C’est un véritable travail, mais les contacts sont très intéressants, et cela me sort de la solitude de l‘écritoire ou de l’atelier.

 


Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?

 

J’ai tiré « La tentation d’Eve » à 2500 exemplaires. Le livre s’est très bien vendu et après l’obtention du prix j’ai fait un second tirage de 2500 exemplaires. Puis un troisième tirage.

On peut trouver mes livres dans la plupart des librairies de Bourgogne, mais aussi à Paris.

 

Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

 

J’aime bien me renouveler et changer de genre. « La tentation d’Eve » est un roman médiéval historique dont l’action se déroule sur le chantier d’une cathédrale. « Un désir de vengeance » est un polar qui se déroule en 1967 dans le Morvan sauvage. Enfin la trilogie « Le périlleux périple » est une saga de fantasy dans un monde médiéval imaginaire. Trois genres différents donc. Mais on retrouve dans tous ces livres des thèmes communs : le bruit et la fureur, des histoires d’amour difficiles, des meurtres, des rencontres avec des personnages hauts en couleur…J’ai pris soin d’écrire toutes ces histoires dans un style riche et expressif.

 

Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

 

« Un désir de vengeance » me donne l’occasion de faire errer mes personnages à travers ce Morvan sauvage et mystérieux, si fascinant.

 

Vous serez présent aux Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?

 

Retrouver des lecteurs qui ont aimé mes autres livres.

Rencontrer un public curieux, répondre à ses questions et susciter de nouveaux lecteurs.

Partager des moments de convivialité avec les organisateurs et les autres auteurs.

 

Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?

 

J’aimerais connaître vos passions et partager avec vous les miennes ; j’aimerais vous entraîner dans des mondes fabuleux…

 

Merci infiniment Bernard d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 

 



Ajouté le 04/07/2017 par Le Chat - 0 réaction INTERVIEW

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