
Bonjour Lou
Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prête à affronter sa curiosité ?
- Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?
Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)
Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?
Et oui je veux tout savoir !
Gloupssss que d’indiscrétions, j’ai le droit de prendre un joker ??? Le passé ce n’est pas vraiment mon truc… Addict au présent :-) Parisienne de naissance et dans l’âme, ma ville est le premier personnage de mes romans ! Inspiration sans faille :-) Mais j’ai beaucoup déménagé et vécu dans le 94/77/91… au milieu des livres et surtout avec en musique de fond les grands chanteurs français qui ont rythmé mes envies décrire, de composer les mots et d’aller plus loin… jusqu’à dépasser les couplets et refrains pour en faire de longs chapitres J Je parle ici de Brel, Ferrat, Felix Leclerc, Barbara, et tant d’autres du même acabit :-) Les livres sont venus après et ma première grande claque fut « Un Homme » de Oriana Fallaci :-) J’ai grandi en rêvant de rencontrer Bernard Pivot et commencé d’écrire très tôt en espérant rejoindre un jour ces artisans du mot, ces faiseurs de rêves :-)
Aujourd’hui je suis une férue d’auteurs français que je privilégie et encourage : Sandrine Colette, Laurent Gaudé, Karine Giebel, Sylvie Germain, Fred Vargas, Marcus Malte (mon chouchou)… mais faire une liste est un sacrifice ou sacrilège… il y en a tant ! Lisez-moi et vous comprendrez ce que j’aime lire et chanter :-)
2- En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?
Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?
Alors ça, c’est le parcours du combattant. J’ai fait mille et uns métier et certainement pas assez celui d’écrivain… en ce moment je suis AVS pour un jeune en situation de handicap, ce qui demande beaucoup d’investissement et d’énergie. Aussi j’écris depuis deux ans exclusivement pendant les vacances scolaires…. Tant que ca ne sera pas du 24/24, la frustration sera grande… D’ailleurs si un mécène m’entend, j’ai toujours un RIB sur moi :-)
3- Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?
Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?
Pour moi chaque instant de vie est un temps d’écriture… Je ne retiens rien (mémoire de poisson rouge) mais mon inconscient enregistre tout… Vivre c’est écrire l’histoire, petite ou grande… Je m’en rends compte dès que je pose mes doigts sur le clavier… il y a de la gâche (lol) et parfois quelques pépites que j’essaie de traduire en mots… toujours en fiction et dès que j’ai au moins 10/15 jours devant moi. Car lorsque je commence, il ne faut plus m’arrêter, encore moins me parler. Je rentre en moi, m’isole dans une bulle et c’est parti… C’est toujours en journée (suis pas du soir) et très souvent avachi dans mon lit (mauvaise habitude d’artiste sans bureau qui vit dans 10 m2). Oui je manque de temps pour écrire, oui j’ai du me frustrer de longues périodes et ouiiiii ca me rend dingue (cf insupportable, ronchon, déprimée) quand je ne le fais pas. Mais c’est en train de changer…
4- Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?
Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé(e), découragé(e) ? Par qui ?
J’ai commencé à écrire à l’adolescence, principalement des poèmes qui m’ont rapporté quelques prix symboliques. A la fin de mes études, j’ai du travailler et je me suis arrêter d’écrire 15 ans. J’y pensais sans cesse mais remettait toujours à plus tard. J’avais autre chose à vivre à ce moment-là. A 35 ans j’ai craqué, vendu ma voiture, ma moto, quitté mon emploi (10 ans dans les arts graphiques à boucler les livres des autres) et me suis mise à table. D’abords des nouvelles puis des romans. A parti de là, je n’ai plus arrêté encouragé par mes amis puis mes premiers lecteurs et maintenant un éditeur. Un long chemin mais quel chemin !
5- Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?
Mon premier roman « en t’attendant » a reçu la bourse découverte du CNL. Je pensais que l’édition suivrait. Mais les éditeurs ont longtemps refusé mes manuscrits. Aujourd’hui encore. Je ne respecte pas les codes, les genres, le format traditionnel. Suis une autodidacte sauvage qui écrit pour raconter et non pour faire plaisir aux exigences numéraires. Ce qui m’a poussé à publier ce sont justement les refus des éditeurs. Ils pensaient que le lectorat ne suivrait pas. Je suis heureuse de leur montrer qu’ils ont torts et que justement le lectorat attend autre chose que le traditionnel roman de genre. Il n’y qu’à voir les réseaux sociaux, les groupes de lecture pour voir et comprendre que les lecteurs sont avides de plumes nouvelles et non formatées. L’édition est en mouvement et de nouveaux talents émergent. Merciiiiiiiiiiiiii aux lecteurs :-)
6- Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition (éditeur et lequel, ou autoédition) ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?
Il y a 4 ans, je me suis lancé via une plateforme de téléchargement (Bookstory) et j’ai publié mon premier polar qui a ensuite était repéré par un petit éditeur. C’est depuis un chemin de bonheur permanent. Parce que, encore une fois, les lecteurs ont répondu présents et ue je vis quotidiennement grâce à eux de belles rencontres.
7- Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?
Mon éditeur en concertation avec moi.
8- Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?
J’ai reçu la bourse de découverte du CNL en 2004 pour mon premier roman « En t’attendant » et beaucoup d’autres petits prix pour des nouvelles. Il y a longtemps que je ne participe plus à des concours faute de temps mais j’aime ça. Je trouve les contraintes d’écriture stimulantes.
9- À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?
Oui et non.
Oui pour le polar puisque l’édition du second est en route avec le même éditeur. Non, pour mes romans (littérature blanche). Je cherche toujours un éditeur. J’ai plein de possible dans mes tiroirs qui ne demandent qu’à s’envoler vers les lecteurs. Surtout le premier « En t’attendant » qui a reçu la bourse du CNL.
10- Pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’auto-édition : comment avez-vous diffusé l’ouvrage ? Où l’avez-vous diffusé ? Pourquoi avez-vous publié en auto-édition ?
Vive les réseaux sociaux, les plateformes de téléchargement et Amazon qui est une aberration à certains endroits et une chance pour nous autres auteurs. Les éditeurs ne prennent aucun risque aujourd’hui et si les lecteurs n’étaient pas là, nous n’existerions pas. C’est eux qui nous reconnaissent et nous découvrent. Ce sont eux les dénicheurs de talent. Des vrais amoureux du livre qui dépensent sans compter pour assouvir leur passion et nous permettent de nous révéler et de grandir.
11- Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?
On trouve mes livres partout en commande sur les sites et en librairie. 4/5 librairies parisiennes seulement en possèdent sur leur table. Mais que font les autres, on se le demande ????
Quand au nombre de tirage, cela est compliqué, car pour le polar par exemple, je l’ai lancé en auto édition et donc de fil en aiguille, je dois être à 1000/1500 exemplaires.
Tous mes livres tournent autour de ce tirage aujourd’hui sauf « Mal Barrée », le petit dernier !
12- Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?
Je n’ai pas de genre de prédilection. Ce n’est pas ainsi que ca se passe chez moi. Quand je commence à écrire, c’est que quelque part une situation ou une image ou une émotion m’ont traversée, choquée, heurté, ou émerveillée. J’écris sans penser à rien d’autre qu’à l’histoire qui se déroule devant moi. Il ya une nécessité d’écrire et après seulement je pense au genre qui s’installe et dans quel case le livre va rentrer. Je suis à l’aise autant en littérature blanche que noir.
13- Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?
Si vous parlez du polar, oui. J’ai été confronté à une situation où une personne était sous la forte domination d’une autre au point d’en nier sa vie. J’étais impuissante à pouvoir changer les choses. Le polar m’a permis de traverser cette impuissance. Et pourtant, ce qu’il se passe dans le polar est de la pure extrapolation. Imagination trituré dans tous les sens. Il n’a même rien à voir avec le point de départ.
14 – vous serez présente au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?
TOUT ! Comme à chaque instant. Je fais confiance à la vie. Elle sait me placer là où je dois être pour m’offrir le meilleur (même dans le pire).
Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?
Suis un Lou gentil qui ne sort ses griffes que sur la page blanche et encore ! Alors venez, soyez curieux, fous, enthousiastes et soutenez la nouvelle génération d ‘auteurs qui ne demandent qu’à vous faire rêver :-)
Merci infiniment Lou d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !
Ajouté le 11/06/2017 par Le Chat - INTERVIEW

