INTERVIEW de Gaëlle Perrin Guillet

 

Bonjour Gaëlle

Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prête à affronter sa curiositéé ?

 

1.Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?

Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? 

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?

Et oui je veux tout savoir !

 

Bonjour ! Alors je suis née à Lyon où j’ai passé mon enfance avec ma petite soeur. Les livres ont toujours eu une place importante dans ma vie, même si avant la 5ème, je ne lisais que très peu de roman. Bibliothèque Rose puis Verte, ma jeunesse a été bercée par Fantomette et Alice !

En 5ème donc, j’ai eu une professeur de français complètement atypique (Mme Thevenet et ses bottes de couleurs différentes chaque jour, un vrai régal) qui m’a mis dans les mains le livre de Bruce Lowery : la cicatrice. Magnifique bouquin que je relis encore maintenant. Depuis ce jour, je n’ai pas arrêté de lire.


2- En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?

Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?

 

La journée je suis secrétaire de mairie. Ce qui me laisserait, hypothétiquement, du temps pour écrire. Mais avec deux enfants compétiteurs qu’il faut donc emmener à droite et gauche le week-end (sans compter les entrainements du mercredi et du samedi), des activités personnelles aussi, le temps se réduit à peau de chagrin ! Mais quand on veut… on peut !


3- Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?

Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?

 

Je n’ai de moment précis que lorsque j’ai du temps devant moi. Ce qui veut dire que ça peut être le matin, l’après-midi ou le soir. Mais j’ai une préférence pour le soir. J’écris dans mon bureau, la tête dans les nuages grâce à un velux juste au-dessus de moi et je déconnecte du monde autour. Je ne suis jamais resté longtemps sans écrire. C’est un peu comme une drogue et dès lors qu’on a commencé, le manque peut se faire ressentir très vite en cas d’abstinence…


4- Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé(e), découragé(e) ? Par qui ?

 

L’envie d’écrire m’a été donné par cette fameuse prof de français. Elle nous donnait le premier chapitre d’un livre et nous demandait d’en écrire la suite. Evidemment, sur 30 élèves, pas un n’avait imaginé la même chose. Et ça, ça été un vrai déclencheur : comment un auteur, avec ses mots et ses histoires, pouvait bien être capable d’avoir un impact différent sur les gens ? Puis à force de lire, j’ai eu envie d’écrire ma propre histoire et de voir ce que ça pouvait donner. Les débuts n’ont pas été si catastrophiques, même si avec le recul, je trouve que les gens ont été fort sympathiques avec moi ! Quant au découragement, je pense que dans le milieu artistique, on a tous à un moment donné l’envie de raccrocher. Mais après un coup de pied au derrière de certaines personnes de notre entourage, on repart ! Pour le meilleur et pour le pire…


5- Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?

 

C’est une question compliquée. Quand j’ai commencé mon premier roman, il n’y avait pas d’ambition de publication. Je voulais juste savoir si j’étais capable d’aller au bout du projet. J’ai mis 6 ans à l’écrire. Puis l’envie de savoir si ça tenait la route ou pas m’a titillé. J’ai envoyé aux maisons d’édition à ce moment là. Et j’ai cumulé les refus. Alors j’ai pris le chemin de l’auto-édition. Pas en me disant que les éditeurs n’avaient rien compris et étaient passés à côté d’un chef d’œuvre, non. Mais bien pour avoir un avis extérieur à mon cercle familial et savoir ce que ça donnait face à un lecteur.

Et ensuite, j’ai récidivé. Un nouveau manuscrit. Jusqu’à ce que je trouve une maison d’édition. Rouge Sang éditions m’a donné ma première chance.

Est-ce que c’est important de publier ? Je ne saurais pas répondre. Pour moi, ça l’est. Puisqu’il y a un regard extérieur. Et que ça me pousse à m’améliorer. J’ai besoin de partager mes écrits. D’autres n’ont pas besoin de publier leurs textes. Je crois que chacun a sa sensibilité vis à vis de l’édition…

 

6- Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition (éditeur et lequel, ou autoédition) ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?

 

Je crois que j’ai en partie répondu au-dessus ! Quant à mon sentiment lorsque mon premier bébé a été publié ? Whouaaaa, truc de fou, c’est dingue, j’y crois, ohlalalala !!! En gros, c’était ça !!

 

7- Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?

 

Du moment où j’ai été éditée, c’est mon éditeur qui a choisi les couvertures. Et jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu à me plaindre du tout. Celle de Soul of London reste ma préférée. Bertrand Binois a su lui donner une âme. Elle est magnifique.


8- Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?

 

Oui, j’ai participé à des concours littéraires, notamment de nouvelles. Avec un prix pour une nouvelle écrite en 2013.


9- À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?

 

Absolument. Les contacts sont plus nombreux et il y a une sorte de reconnaissance de ses écrits. Le chemin est long et laborieux, mais une fois parvenu, c’est que du bonheur.


10- Pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’auto-édition : comment avez-vous diffusé l’ouvrage ? Où l’avez-vous diffusé ? Pourquoi avez-vous publié en auto-édition ?

 

J’ai diffusé moi-même les exemplaires. Et j’ai forcé quelques portes pour participer à des salons. Mais grâce à certains auteurs, qui ont eu la bonté de me prendre sous leurs ailes, cela s’est révélé plus simple. (Merci à eux, ils se reconnaîtront !)


11- Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ?

 

Seul mon dernier livre (Soul of London) ainsi que mes deux jeunesse sont accessibles en librairie. Les autres sont soient épuisés, soit indisponibles.

 

12- Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?

Sur le dernier roman, j’ai voulu changer d’époque et de lieu, les autres se passant de façon contemporaine en France ou aux USA. Pour Soul, j’ai eu envie d’autre chose. Je me suis donc orientée vers le XIXème siècle et Londres. Mélange de romantisme et de crasse, de science et de religion, de modernité et de nostalgie… Il y avait beaucoup à dire sur cette époque. Alors j’ai créé un duo un peu atypique qui enquêtent dans les rues de Londres. Juste après l’épisode Jack. Un grand défi!

 

13- Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?

Juste par envie de changer mon style d’écriture. Rien de plus. Et peut-être parce que j’ai une sensibilité accrue vis à vis de la littérature anglaise de l’époque (Bram Stocker, Conan Doyle…)

 

14 – vous serez présente au Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?

J’attends de pouvoir échanger avec des lecteurs passionnés ! Des échanges de lectures, des discussions sur des thèmes particuliers, tout cela nous enrichit à chaque fois !

 

Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?

Je vous promets un voyage dans le temps en crinoline et en métro ! Venez me voir, je vous servirai de guide dans les bas-fonds londoniens…

 

Merci infiniment d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !

 


Ajouté le 07/06/2017 par Le Chat - INTERVIEW