.jpg)
Bonjour Gérard
Le Chat a envie de vous connaître un peu plus ! êtes-vous prêt à affronter sa curiosité ?
Pouvez-vous vous présenter ? Où êtes-vous né(e) ? Où avez-vous vécu ?
Est-ce que vous pouvez me parler de votre enfance ? (Les parents, les frères et sœurs…)
Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ? Que lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescent(e) ? Quels sont les auteurs que vous aimiez ? Et maintenant ?
Et oui je veux tout savoir !
Je m’appelle Gérard COQUET et suis né à Lyon en 1956, le jour anniversaire de la mort de LOUIS XVI ; j’ai une sœur jumelle et adorée : Michèle. J’habite à Grézieu la Varenne, dans l’Ouest lyonnais.
Ma famille est issue d’une lignée de blanchisseurs (spécialité locale) et les horaires de travail, la dureté du métier n’incitaient guère à la lecture. Très tôt (vers neuf ans) j’ai été en pension. Dans cet endroit « merveilleux » j’ai appris ce que voulait dire l’adage « Aide-toi, le Ciel t’aidera. »
Côté lecture, il y avait les obligatoires LAGARDE et MICHARD et tous les classiques des siècles passés et, sous le manteau, les interdits de SAN ANONIO, Simenon ou autres policiers français.
Aujourd’hui, je suis un lecteur difficile.
J’aime le style et la sonorité d’une phrase. Une intrigue nerveuse ne me séduira pas si l’écriture ne la transporte pas.
Dans le désordre, j’aime Victor Del ARBOL, Craig Johnson, Michael CONNELLY, Bruce HOLBERT mais aussi Philip ROTH ou Virginie DESPENTES … (liste non exhaustive.)
En dehors de votre activité d’écrivain, est-ce que vous avez un travail en plus de celui-ci ? Quelle est votre profession ? Avez-vous eu d’autres activités professionnelles ?
Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ?
Depuis plus de 20 ans, je suis associé avec un ami dans plusieurs petites sociétés dont l’activité est liée au bâtiment. Nous avons créé un cabinet d’architectes, LES ATELIERS KUMQUAT pour mieux encadrer toutes ces structures.
Dans un tout autre registre, j’ai occupé les fonctions de juge consulaire au Tribunal de commerce de Lyon. Cela a duré 10 ans.
Le temps d’écriture a un peu de mal à s’intégrer dans cet emploi du temps et, pour l’instant, les soirées et les week-ends sont les seules fenêtres de tir.
Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ? Écrivez-vous régulièrement ou pas vraiment ? Vous est-il déjà arrivé de rester longtemps sans écrire ? Si oui, pour quelle raison ? Trouvez-vous que vous manquez de temps pour écrire ? Où écrivez-vous ? Avez-vous un espace pour écrire ?
Dans quel état êtes-vous quand vous écrivez ?
Le meilleur moment, celui pendant lequel l’esprit est le plus clair, est le matin, à partir de 8 heures, donc le week-end.
Pour le reste, quand l’idée d’un livre est présente, j’y pense à longueur de journée et je suis toujours accompagné d’un « carnet à idées. »
Je peux rester un certain temps sans pondre une ligne, mais jamais plus de 8 jours sinon le manque s’installe jusqu’à devenir obsédant.
La « ponte » a lieu dans un bureau donnant sur la campagne lyonnaise.
Dans cet antre, j’ai accumulé un « bazar » d’écriture, tout aussi indispensable qu’inutile.
J’ai besoin de ça pour me concentrer car je déteste me lancer dans une scène sans avoir le maximum d’éléments à portée de la main.
C’est ce que j’appelle « ma colle à cul. »
Pourriez-vous me raconter comment vous avez commencé à écrire ?
Qu’est-ce que vous avez commencé par écrire ? Quand ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Faisiez-vous lire ce que vous écriviez ? Si oui, à qui ? Quels étaient les avis que vous récoltiez ? Avez-vous été encouragé(e), découragé(e) ? Par qui ?
J’ai commencé à écrire des textes de chansons pour un groupe de musique folk dans lequel j’officiais en tant que bassiste.
C’était il y a quelques années (!) mais cet exercice fut un véritable apprentissage de l’importance de la musicalité d’une phrase et une vaccination parfaite à l’échec.
Quand vous avez sué sang et eau sur un texte et qu’on vous le refuse après l’avoir lu en diagonale, vous apprenez très vite l’humilité.
Une chanson, c’est environ quatre couplets et un refrain devant raconter une histoire courte, prenante et qui doit comporter un début et une fin crédible. Une mini nouvelle en quelque sorte. L’exercice est frustrant et violent.
Après avoir pondu une centaine de textes, j’ai éprouvé le besoin d’écrire plus large, sans contrainte de rimes ou de longueur.
Au début, ce fut une catastrophe : pas de style, pas d’intrigue et, toutes les huit pages, le syndrome de la page blanche. C’est venu petit à petit, avec les conseils de mon épouse (grande lectrice devant l’Éternel, d’une patience sans limite et d’une rare diplomatie.)
Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez eu un manuscrit prêt et le moment où vous avez décidé de faire des démarches pour le publier ? Est-ce que quand vous l’écriviez, vous aviez déjà en tête l’idée de le publier ? Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ? Est-ce que vous trouvez que c’est une étape importante ? Nécessaire ? Ou pas ?
Difficile à dire… Un texte n’est jamais vraiment terminé. Après des multiples relectures, quand le moment arrive de s’en séparer, c’est un peu une déchirure. L’enfant s’en va. On sait la chose inexorable, car on écrit pour être publié.
Personnellement, avant de le lâcher, je le soumets à plusieurs corrections, des personnes de confiance qui n’hésiteront pas à le critiquer et à proposer des améliorations. Après….
Quand avez-vous publié votre premier livre ? Quel était le mode d’édition (éditeur et lequel, ou autoédition) ? Vous rappelez-vous votre sentiment lorsque votre premier livre a été publié ?
Le premier a été publié à compte d’auteur et a généré un succès planétaire : 40 exemplaires vendus.
Les deux autres ont été acceptés à compte d’éditeur chez IN OCTAVO et le dernier, CONNEMARA BLACK, chez JIGAL.
Une réponse positive entraine toujours un bruit de bouchon de champagne.
Qui a décidé de la présentation du livre sur les pages de couverture ?
On a toujours une idée en tête.
Elle sert d’ailleurs pendant l’écriture, c’est une sorte de ligne directrice invisible mais, au bout du compte, il me semble que c’est l’éditeur qui doit choisir.
Avez-vous participé à des concours littéraires ? Avez-vous reçu des prix ? Comment la participation se déroulait-elle ?
Les MALFRONT ont été récompensés du prix PLUME DE GLACE en 2012, du prix CENTAURE NOIR (toujours en 2012) et du prix DORA SUAREZ en 2014.
Pour PLUME DE GLACE, c’était un choix des lecteurs sur internet. Pour les autres, un jury s’est prononcé
À partir du moment où vous avez publié votre premier ouvrage, vous a-t-il été plus facile de publier ensuite ?
Sans aucun doute. La visibilité est plus grande et le risque moindre pour l’éditeur.
Pour ceux et celles qui ont fait l’expérience de l’auto-édition : comment avez-vous diffusé l’ouvrage ? Où l’avez-vous diffusé ? Pourquoi avez-vous publié en auto-édition ?
Le tout premier bouquin a été publié en auto-édition car je ne connaissais rien aux arcanes de la filière du livre.
Je n’avais pas obligatoirement l’ambition d’aller plus loin, je voulais juste tester l’expérience, voir si j’avais envie de continuer.
Où peut-on trouver vos livres ? Vos livres se trouvent-ils en librairie et savez-vous lesquelles ? À combien d’exemplaires vos livres ont-ils été tirés ? Certains ont-ils été réédités ?
Dans toutes les bonnes librairies…. Et chez les incontournables : FNAC, AMAZON.
Les livres sont toujours disponibles sur le site de la maison d’édition et sur mon blog (CONNEMARA BLACK.FR) en lien avec JIGAL.
Pouvez-vous me parler en quelques mots de vos livres ? Est-ce qu’ils sont d’un genre particulier ? Pouvez-vous dire quelques mots du thème ou de l’histoire ? Des personnages ? Est-ce que ça se passe à une époque et dans un lieu particulier ?
CONNEMARA BLACK est une balade Irlandaise grinçante, une sorte d’engrenage dans lequel l’héroïne se trouve empêtrée sans l’avoir voulu.
Le livre parle (modestement) de ce qui fait l’Irlande : ses paysages, ses mythes, sa violence.
Ciara McMurphy, l’héroïne, est une tête de cochon, éduquée à la va vite par des indépendantistes bornés. Elle est issue d’un clan qui l’a obligée à épouser un imbécile et seule la fuite était possible. Pour les narguer, elle décide de s’engager dans la police irlandaise, la GARDA. Le hasard et les décisions d’une hiérarchie complice l’obligeront à retourner sur les terres de sa jeunesse.
Est-ce que vous avez écrit ce livre pour une occasion particulière ou pour témoigner de quelque chose en particulier ?
CONNEMARA BLACK est un témoignage sur mon deuxième pays. Cela fait 20 ans que je pars pêcher là-bas, à la mouche, la truite et le saumon. J’avais besoin de rendre hommage à cette contrée magnifique et sauvage.
Vous serez présent aux Rencontres Littéraires « Les Polars du Chat » le 8 et 9 juillet au Creusot, Pouvez-vous me dire ce que vous attendez de ces rencontres ?
La réponse est dans la question : rencontrer des gens et parler avec eux de la passion d’écrire.
Si vous aviez quelques mots à dire aux lecteurs, pour qu’ils viennent vous rencontrer au Salon ?
En principe, un auteur ne mord pas.
Un livre est une rencontre miraculeuse qui a lieu ou pas. Le mieux, pour le savoir, est de le prendre en mains et d’en caresser la couverture. Le reste….
Merci infiniment Gérard d’avoir répondu à la curiosité du Chat ! Je vous dis à très bientôt les 8 et 9 juillet au Creusot !
Ajouté le 15/06/2017 par Le Chat - INTERVIEW

